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LE PÉROU ÉCONOMIQUE
fait aussi construire cinq cargo-boats de 6.000 tonnes, car
ceux que cette compagnie a en service ne sont plus suffi
sants pour faire face aux nécessités du commerce.
La Compagnie chilienne Compania Sud-Américana,
de Yapores, fait aussi construire trois navires de 3.800
tonnes pour le cabotage.
La Compagnie anglaise de navigation fluviale The
Red Cross Line Iquitos entretient un service perma
nent entre Liverpool et Iquitos, ayant ses vapeurs men
suels qui font escale seulement au Para et à Manaos, sans
y effectuer aucune opération commerciale. Les autorités
douanières brésiliennes se bornent à envoyer un garde
qui, rétribué par la compagnie, se rend à bord pour sur
veiller le transit opéré par les navires dans les eaux du
Brésil.
Ladite compagnie a établi une autre ligne de naviga
tion entre New-York et Manaos, qui fait aussi un voyage
mensuel en combinaison avec la ligne de Liverpool. Les
marchandises qu’apportent, d’Amérique du Nord, les na
vires de cette ligne, sont transbordées sur des chalands
appartenant à la même compagnie qui les remorque
jusqu’à Iquitos.
XII. —Comme on le voit, aucune compagnie française
ne figure dans cette énumération; il nous est permis de le
déplorer vivement. La marine marchande française est
totalement inconnue sur la côte du Pacifique ; notre pa
villon n’y flotte à de rares intervalles que sur quelques voi
liers venant charger du guano aux Chinchas, ou à l’arrivée
d’un modeste bâtiment de l’escadre du Pacifique qui de
loin en loin fait son apparition sur ces côtes. Avec un
peu de bonne volonté et d’initiative nous aurions pu y faire
d’importantes affaires.
En 1909, aucun navire français, vapeur ou voilier, ne