Full text: Le Pérou économique

346 
LE PÉROU ÉCONOMIQUE 
fait aussi construire cinq cargo-boats de 6.000 tonnes, car 
ceux que cette compagnie a en service ne sont plus suffi 
sants pour faire face aux nécessités du commerce. 
La Compagnie chilienne Compania Sud-Américana, 
de Yapores, fait aussi construire trois navires de 3.800 
tonnes pour le cabotage. 
La Compagnie anglaise de navigation fluviale The 
Red Cross Line Iquitos entretient un service perma 
nent entre Liverpool et Iquitos, ayant ses vapeurs men 
suels qui font escale seulement au Para et à Manaos, sans 
y effectuer aucune opération commerciale. Les autorités 
douanières brésiliennes se bornent à envoyer un garde 
qui, rétribué par la compagnie, se rend à bord pour sur 
veiller le transit opéré par les navires dans les eaux du 
Brésil. 
Ladite compagnie a établi une autre ligne de naviga 
tion entre New-York et Manaos, qui fait aussi un voyage 
mensuel en combinaison avec la ligne de Liverpool. Les 
marchandises qu’apportent, d’Amérique du Nord, les na 
vires de cette ligne, sont transbordées sur des chalands 
appartenant à la même compagnie qui les remorque 
jusqu’à Iquitos. 
XII. —Comme on le voit, aucune compagnie française 
ne figure dans cette énumération; il nous est permis de le 
déplorer vivement. La marine marchande française est 
totalement inconnue sur la côte du Pacifique ; notre pa 
villon n’y flotte à de rares intervalles que sur quelques voi 
liers venant charger du guano aux Chinchas, ou à l’arrivée 
d’un modeste bâtiment de l’escadre du Pacifique qui de 
loin en loin fait son apparition sur ces côtes. Avec un 
peu de bonne volonté et d’initiative nous aurions pu y faire 
d’importantes affaires. 
En 1909, aucun navire français, vapeur ou voilier, ne
	        
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.