Les d<Screts et arrütds ne peuvent ütre pris qu’apres
avis conforme d’une Commission ainsi composde:
1 conseiller d’Etat, prdsident.
2 representants du ministfere du commerce, de
I'Industrie, des post es et des tdldgraphes.
1 reprdsentant du ministere de la justice.
1 reprdsentant du ministere de la guerre.
1 reprdsentant du ministbre de la marine.
1 reprdsentant du ministbre des affaires btrangbres.
4 membres choisis parmi les membres du eomitb
consultatif des arts et manufactures, de la Commission
technique de l’offlce national de la propriete industrielle,
du tribunal de commerce de la Seine et de la chambre
de commerce de Paris.
4 membres representant les syndicats professionnels,
patronaux et ouvriers.
Le directeur de l’office national de la proprietb
industrielle remplit les fonctions de rapporteur gbneral
avec voix dbliberative.
Des rapporteurs techniques peuvent etre adjoints
ä la Commission par arrete ministeriel, avec voix consultative.
Le transfert de la corcession ä un tiers est nul
et de nul effel s’il n’a pas btb autorise dans la forme
ci-dessus prescrite.
Art. 5. — Les dispositions du decret du 14 aoüt
1914 suspendant ä dater du 1 er aoüt les delais en
matibre de brevets d’invention et de dessins et modeles
ne beneficient aux sujets et ressortissants des
pays etrangers qu’autant que ces pays ont concbde ou
concbderont, par rbciprocite, des avantages Äquivalents
aux Fran§ais et aux protbgbs fran§ais.
Art. 6. — Les franj.ais ou protbgbs franqais peuvent,
en pays ennemi, soit di rectement, soit par mandataire,
de meme que les sujets et ressortissants des
pays ennemis en France, sous condition de complbte
rbciprocitb, remplir toutes formalitbs et exbcuter toutes
obligations en vue de la Conservation ou de l’obtention
des droits de propribtd industrielle.
Toutefois, jusqu’ü ce qu’il en soit autrement ordonnd,
sera suspendue la delivrance des brevets d’invention
et certificats d’addition dont la demande aura
etb effeetuee en Franco par des sujets ou ressortissants
de l’empire d'Allemagne ä partir du 4 aoüt 1914, ou
par des sujets ou ressortissants de l’empire d’Autriche-Hongrie
ä partir du 13 aoüt 1914.
Art. 7. — Les delais de prioritb prevus par
l’article 4 modifib de la Convention d’union internationale
de 1883 sont suspendus ä dater du 1 er aoüt
1914 pour la duree des hostilites et jusqu’ä des dates
qui seront ulterieurement fixbes par ddcret.
Le bdnefice de cette Suspension ne pourra btre
revendiqud que par les ressortissants de l’union dont
le pays a accordd ou accordera le mbme avantage aux
Fran^ais et proteges francais
Art. 8. — Des sujets des empires d’Allemagne
et d’Autriche-Hongrie pourront, soit ü raison de leur
origine ou de leürs liens de famille, soit ä raison des
Services qu’ils ont rendus ä la France, btre exceptes
de Vapplication des dispositions de la prbsente loi.
Un decret ddterminera les conditions de cette
exception, qui sera prononcbe par ordonnance du tribunal
civil rendue sur requisition du ministbre public.
Art. 9. — Les dispositions de la presente loi
sont applicables ä l’Algbrie et aux colonies de la
Räunion, de la Guadeloupe et de la Martinique.
II sera statub par decrets speciaux en ce qui concerne
les autres colonies et les pays de ptotectorat.
La präsente loi, dälibbrbe et adoptbe par le Sbnat
et par la Chambre des deputbs, sera exdcutee comme
loi de l’Etat.
(Journal officiel du 29 mal 1915.)
Übersetzung.
Art. 1. Wegen des Kriegszustandes und im Interesse
der nationalen Verteidigung sind und bleiben in
Frankreich die Ausübung jeder Patenlierten Erfindung
sowie der Gebrauch jeder Fabriksmarke durch deutsche
und österreichisch-ungarische Untertanen oder Staatsangehörige
oder durch jede andere Person für Rechnung
der erwähnten Untertanen oder Staatsangehörigen
untersagt.
Dieses Verbot hat für das Deutsche Reich den
4. August und für Österreich-Ungarn den 13. August
1914 zum Ausgangspunkt; es bleibt für die ganze
Dauer der Feindseligkeiten und bis zu einem, seinerzeit
durch ein Dekret festznsetzenden Tage wirksam.
Art. 2. Patentübertragungen und Lizenzeinräumungen
sowie Übertragungen von Fabriksmarken, die
von deutschen und österreichisch-ungarischen Untertanen
oder Staatsangehörigen ordnungsmäßig an Franzosen,
französische Schutzbefohlene oder Angehöüge verbündeter
oder neutraler Staaten vorgenommen worden
sind, werden unter der Bedingung ihre volle Wirkung
haben, daß die Übertragungen ein bestimmtes Dalum
vor der Erklärung des Kriegszustandes erlangt haben
oder daß ordnungsmäßig nachgewiesen wird, daß die
Lizenzeinräumungen und die Übertragungen von Fabriksmarken
vor der erwähnten Erklärung tatsächlich
vollzogen worden sind.
Dessenungeachtet ist die Erfüllung der aus diesen
Patentübertragungen, Lizenzeinräumungen oder Markenübertragungen
entstandenen Zahlungsverbindlichkeiten
zugunsten der deutschen und österreichisch-ungarischen
Untertanen oder Staatsangehörigen innerhalb des
im Art. 1 angegebenen Zeitraumes untersagt und als
gegen die öffentliche Ordnung verstoßend nichtig.
Art. 3. Wenn eine der patentierten Erfindungen,
deren Ausübung nach Inhalt des Art. 1 verboten ist,
von öffentlichem Interesse ist oder als der nationalen
Verteidigung nützlich erkannt wird, kann ihre Ausübung
entweder im ganzen oder zu einem Teile und
für eine bestimmte Dauer nach Maßgabe der im folgenden
Art. 4 festgesetzten Bedingungen und Förmlichkeiten,
sei es dem Staate vorbehalten, sei es einer oder
mehreren Personen sranzösischer Nationalität oder