CHAP. X.— DES IMPOTS SUR LES RENTES. 143
Si 1 on mettait un impôt sur les fermages sans qu’on prit quelque
moyen de distinguer la rétribution payée actuellement par le fer
mier au propriétaire sous le nom de fermage réel et en loyer du
capital, un pareil impôt, en tant qu’il porterait sur le loyer des
bâtiments et autres constructions, ne frapperait pas pendant long
temps le propriétaire, et retomberait sur le consommateur. Les
fonds dépensés à ces constructions doivent rendre les profits ordi
naires des capitaux engagés. Or, ils cesseraient de rapporter ces pro
fits sur les terrains cultivés les derniers, dans le cas où les frais de
construction de ces bâtiments ne seraient pas supporte^ par le fer
mier; et si le fermier en faisait les frais, il cesserait de retirer les
profits ordinaires de son capital, s’il ne parvenait pas à se faire
rembourser sa dépense par le consommateur.