classe moyenne, on pourrait citer encore : une certaine
fortune, car l'indépendance économique suppose la pro-
priété des moyens de production et, au moins dans la
règle, une culture supérieure à la simple instruction pri-
maire (école secondaire, apprentissage, etc.).
Tout le monde est d'accord pour compter les petits
commerçants dans la classe moyenne, ou, au moins,
pour déclarer que les petits commerçants devraient rem-
plir les conditions qui en feraient des membres de cette
classe *, Mais qu’est-ce qu’un petit commerçant ? C’est
un commerçant à son compte, n’exploitant, dans la
règle, pas plus d’un magasin, y travaillant d’ailleurs lui-
même, avec ou sans aides, Mais si le nombre total des
personnes occupées régulièrement dans le magasin, y
compris le propriétaire et les membres de sa famille,
dépasse cinq, on pourra, dans la règle, affirmer que l’on
stand und Fleischnot (Berlin, 1906). Henry Faucherre (Die
Händler-Rabattsparvereine, Verlag von Gustav Fischer, Jena
1912, page 191) ne le traite pas mieux : « Suchsland, dessen
» national-ôkonomische Weisheiten zwar schon längst durch
» fachwissenschaftliche Kritik ad absurdum geführt worden
psind, gilt den Mittelstandspolitikern immer noch als der
btiefgründigste Kenner und eifrigste Fôrderer der Rabatt-
» sparvereinsbewegung ». Quoique coopératiste dans l’âme,
Faucherre est impartial dans ses jugements. C’est ce qui
nous permet de nous risquer à citer ce passage (op. cit,
p. 208) qui éclaire le caractère de Suchsland sous un jour
curieux : « So forderte z. B. Suchsland in vertraulichen Ver-
» sammlungen die Führer der Rabattsparvereine auf, die Vor-
à stände der Konsumgenossenschaften zu diskreditieren ».
t Cependant, ils ne se sont pas joints tout de suite au mou-
vement en faveur des classes moyennes :
«Die ursprüngliche Mittelstandsbewegung befasste sich
pnur mit den Kleingewerbetreibenden, den Handwerkern
des später auch den Detaillisten». (Wernicke, op. cit,
p. 329).
Le mouvement en faveur des classes moyennes semble
même au début avoir été dirigé en partie contre les com-
merçants. (Mouvement dit de Berlin, 1880 et années suivantes.
Cf. Wernicke, op. cit, p. 377).