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LE PÉROU ÉCONOMIQUE
passagers a également été transformé, mais par mauvais
temps on doit utiliser, comme par le passé, le fauteuil hissé
à quai par la grue.
XI. — On remarque aussi que plusieurs puissances, en
prévision de la recrudescence d’affaires qu’occasionnera
l’ouverture maintenant prochaine du canal de Panama,
cherchent à prendre à l’avance de solides positions. Dans
ce but plusieurs compagnies de navigation se sont cons
tituées pour faire concurrence aux deux compagnies, l’une
allemande, la Kosmos, l’autre anglaise, la S. P. N. C.
qui, avec la Sud-Americana, semblaient jusqu’à ce jour
posséder le monopole du trafic sur la côte du Pacifique.
Ce sont :
La Merchants Line North Pacific, faisant un service
bi-mensuel entre San-Francisco et le Callao.
A Brême, on organisa une société au capital de 8 mil
lions de marks, la Roland Linie, pour établir des com
munications directes avec le Pérou. Cette compagnie dis
pose d’une flotte de six vapeurs de 9.000 tonnes chacun et
expédie régulièrement chaque mois un navire à destination
de la côte du Pacifique.
Une compagnie japonaise, la Toyo-Kisen-Khaisha
Company, a établi un service bi-mensuel aller et retour
entre Yokohama, Hong-Kong, le Callao et Iquique ; ce
service fonctionne depuis deux années.
La Compagnie allemande Kosmos construit actuelle
ment trois navires de 8.000 tonnes chacun, et deux autres
d’égal tonnage pour les passagers; ces navires seront du
modèle du Setos qui fit, il y a peu, son premier voyage
sur la côte du Pacifique.
La Compagnie anglaise Pacific Steam N. C. a fait
construire 3 vapeurs de 9.000 tonnes, qui ont été mis
eü service vers la fin de 1910. La même compagnie a