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LE PÉROU ÉCONOMIQUE 103
issues : l’une aboutissait à la colline fortifiée ; l’autre allait
jusqu’à l’entrée même de Cuzco; une autre, plus longue,
débouchait à l’endroit où est actuellement l’église Santo-
Domingo, édifiée sur le temple du Soleil, situé à l’autre
bout de la ville. Mais ces souterrains si intéressants, qui
pourraient être un si beau sujet d’études pour l’amateur,
ont été obstrués, clausurés par ordre du gouvernement,
sous prétexte que plusieurs personnes s’y étaient per
dues !
La population de Cuzco, de 30.000 âmes environ,
n’altère en rien par sa tenue le caractère ineaïque de cette
ville, car les neuf dixièmes de cette population sont com
posés par les descendants des anciens maîtres du pays.
La population, métissée ou d’origine européenne, est en
général d’esprit cultivé et très hospitalière.
A Cuzco, la vie est agréable et peu coûteuse parce
qu’il y a un marché abondamment pourvu des produits si
variés des vallées tropicales de Paucartambo et Uru-
bamba. De ces régions arrivent de l’excellent café, du
cacao d’une qualité exquise, toutes sortes de fruits, le
quinquina Calisaya, le caoutchouc et la coca qui forment
d’excellents articles d’exportation. On trouve au Cuzco et
dans ses environs une grande variété de matériaux de
construction à des prix peu élevés, et un facteur des plus
importants pour le progrès et le développement de l’in
dustrie, c’est-à-dire une main-d’œuvre abondante et bon
marché.
On croit le département de Cuzco très riche ; des mines
d’or, d’argent, de cuivre, d’étain, de plomb, mercure,
amiante, etc., y ont été trouvées en nombre d’endroits. Les
Incas et aussi les Espagnols exploitèrent quelques-unes
de ces mines, mais la fertilité du pays jointe aux diffi
cultés des communications ont fait que jusqu’ici on y a