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LE PÉROU ÉCONOMIQUE
à Chulucanas, Salitral, Huancabamba par chemin mule
tier; de Huancabamba, Tabaconas, Turuyuca, Imaza et
Nazareth, par trocha (piste, sentier) ; en canot de Naza
reth au Pongo de Mauseriche, à partir duquel le Mara-
non devient navigable. Cette voie ferait communiquer
directement la côte nord du Pérou avec l’Amazone.
IX. — 2° La voie qui part du port de Pacasmayo et
arrive jusqu’à Yonan, et de ce point par chemin muletier
traversant les départements de Cajamarca et de Ama-
zonas jusqu’à Balsapuerto sur le Cachiyaco, affluent du
Paranapura qui l’est à son tour du Huallaga et celui-ci
du Maranon. Cette voie est la plus ancienne mais aussi la
plus pénible. La traversée de la Cordillère orientale,
jusqu’à Moyobamba, se fait à mule, à partir de Moyo-
bamba, une partie du trajet ne peut être accomplie qu’à
pied en se dirigeant sur Balsapuerto, et de là, en radeau
jusqu’à Yurimaguas. L’avantage de cette voie réside en
ce que ce dernier port est fréquenté assez régulièrement
par les vapeurs d’Iquitos.
3° La voie de Chimbote à Huaraz, dans le département
d’Ancash , qui doit faire communiquer ce port maritime
avec le port fluvial de Uchiza sur le Huallaga (voie pure
ment théorique à l’heure actuelle).
X. — 4° La voie qui unit le département de Ica avec
celui de Ayacucho, mettra en communication le port
maritime de Pisco avec le port fluvial de Bolognesi (ou un
autre) sur le rio Apurimac.
XI. — 5° La voie du nord qui, partant de Mollendo en
chemin de fer, arrive jusqu’à Juliaca, où elle se bifurque en
deux embranchements, l’un vers Puno, l’autre qui atteint
Sicuani, de ce point par route carrossable jusqu’à Cuzco
et le rio Urubamba.
XII — 6° La voie la plus importante de toutes est celle