LE PÉF.OTJ ÉCONOMIQUE
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trouve dans la province de Païta est arrosée par l’impor
tante rivière de la Chira ; c’est le rio qui roule le plus
grand volume d’eau de toute la Costa; durant la saison
sèche, sa profondeur est encore de 2 mètres au milieu de
son lit et 0 m. 50 sur les bords avec une largeur moyenne
de 100 mètres. Pendant les crues de l’hiver, il roule à une
vitesse prodigieuse, entraînant de grands arbres qu’il a
arrachés sur son parcours.
Le climat est parfaitement sain, car la température est
d’une rare égalité ; les changements brusques sont in
connus ; la température n’est jamais basse, entre le jour
et la nuit, il y a une différence de deux degrés. Et cepen
dant la chaleur n’est pas excessive, puisque le thermo
mètre ne dépasse guère 33° (1). Le ciel est toujours bleu,
même on pourrait dire que les jours sont presque trop
clairs.
La rareté de l’oxygène donne, paraît-il, une nouvelle
"ligueur aux organismes, si bien que sous ce climat les
r bumatismes sont inconnus, et on assure que ceux qui en
sont atteints guérissent en peu de temps. Sur la côte de
ce vaste département, il existe une trentaine de havres de
facile accès, mais peu sûrs, le port de Tumbes, la baie de
Sechura et le golfe de Tumbes. Les chemins de ce dépar
tement ne sont pas trop mauvais et les communications
avec les différents centres, relativement faciles ; en outre,
une voie ferrée de 98 kilomètres relie le port de Païta à
Pi ^a, et une autre ligne, propriété particulière, relie
Piura à Catacaos, distant de 12 kilomètres.
~~ La culture la plus répandue dans les vallées de
Piura et de Chira est celle du coton, c’est celle qui occa
sionne le moins de frais ; il existe d’ailleurs peu de con-
(1) A Santiago et à Buenos-Ayres, le thermomètre atteint 38», à la
Havane 45* et à New-York 48 et tiO».