LE PÉROU ÉCONOMIQUE
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sans doute parce qu’ils se fabriquent dans l’Équateur et
au Pérou, pourrait procurer de bons bénéfices; des essais
sur une petite échelle ont donné des résultats satisfaisants.
Si l’on considère que le district de Caiacaos, qui est avec
Moyobamba le centre de l’industrie du chapeau de Panama
au Pérou, utilise chaque année pourpres de 300.000 francs
de toquilla., qu’il est tributaire de l’Équateur pour ce
produit et qu’il arrive souvent que ce district, où près de
15.000 ouvriers sont employés au tissage des chapeaux, a
éprouvé des difficultés pour obtenir la matière première
indispensable à son industrie, on conviendra que cette
culture serait avantageuse pour la région (1), car les cha
peaux tissés de Gatacaos sont considérés aux États-Unis
comme les meilleurs ; ils trouvent sur les marchés de ce
pays des prix très rémunérateurs et sont toujours très
demandés.
VII. — Le département de Piura est non seulement re
nommé pour ses cotonniers, mais on peut citer aussi ses
troupeaux de bœufs, vaches, moutons et chèvres. Ces
nnimaux se trouvent en très grand nombre dans les pro
vinces de Ayabaca et de Kuancabamba où il est facile
d’ajouter du sel à leur alimentation, lorsque les pâturages
sont de médiocre qualité (2).
Dans les provinces de Païta et de Piura, ce sont les
nnes et les mulets qui dominent, avec quelques troupeaux
de chevaux. Les mulets de Piura sont très réputés et,
c °mme ces animaux sont indispensables pour le transport
des marchandises et des personnes, il s’en fait un grand
commerce.
^°’ r * a brochure du D r Rivet : L'Industrie du chapeau de Panama
. j., 1 ua teur et au Pérou. Librairie orientale et américaine, Guilmoto
éditeur.
(2) Comme le sel est monopole d’Etat, ce produit destine à l’élevage
s éclaré d’usage industriel et vendu à un prix avantageux.