blancs, des noirs, des rouges, des moirés ; mais la plus
usitée est le quinua blanc que l’on mange cuit ou sous la
forme d’une farine appelée canihua ; les autres catégories
sont employées comme fourrages. Il est indéniable que le
jour où cette plante sera plus connue et plus facilement
exportée, elle pourra rendre les plus grands services aux
classes pauvres des deux continents, étant donné l’insi
gnifiance des soins qu’elle exige, le peu de frais quelle
entraîne et l’énorme rendement qu’elle fournit; on peut
cultiver la quinua sur les sols les plus froids et les plus
pauvres de la Sierra.
Les départements susceptibles de prendre un grand
développement agricole sont ceux de Puno, Guzco, Hua-
nuco, de Junin, et dans ce dernier tout particulièrement
les provinces de Tarma, Jauja et Huancayo; ce dernier
point sera très prochainement relié à Lima par un chemin
de fer en construction. Il existe déjà dans ces centres des
cultures très importantes. Voici à titre de renseignement
le rendement par hectare de quelques céréales :
74 kilos de blé ensemencé rendent 952 kilos dans
un terrain irrigué, et 381 kilos dans un terrain non
irrigué ou arrosé ;
62 kilos de maïs donnent dans le premier cas 952 ki
los et 793 dans le second ;
79 kilos d’orge ou d’avoine rendent 2.379 kilos en
terrain irrigué et 1.010 en terrain non irrigué, 309 ki
los de pommes de terre rendent 3.172 kilos. Il faut
tenir compte que la pomme de terre ne se sème pas en
terrains non irrigués et que le maïs dans l’un ou l’autre
terrain ne s’arrose plus une fois semé.
Les frais d’exploitation par hectare varient naturelle
ment suivant la plante et le mode d’exploitation qui est
encore très défectueux.