Full text : Le Pérou économique

LE  PÉROU  ÉCONOMIQUE

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étaient  très  répandues  dans  certaines  parties  delà  Sierra,
surtout  dans  le  département  de  Junin,  firent  des  essais
d’exploitation  qui  réussirent  fort  bien.  Gomme  cette  industrie ­
  est  très  rémunératrice  (1)  au  Mexique  et  que  le  maguey
  péruvien  semblait  promettre  un  rapport  au  moins
égal  à  celui  de  ce  pays,  on  fit  des  plantations  de  plantes  de
maguey  ;  on  choisit  l’espèce  dont  les  feuilles  sont  dépourvues ­
  d’épines  et  qui  sont  considérées  comme  les  meilleures. ­

Ce  cactus  n’a  pas  besoin  d’être  irrigué;  mais  s’il  l’est,
il  se  développe  plus  vite.  Chaque  plante  possède  généralement ­
  130  feuilles  qui  peuvent  produire  près  de  7  kilos
de  fibre  propre  et  11  kilos  d’aguardiente  (2).  Cette
plante  fleurit  tous  les  dix  ans  ;  sa  fleur  s’épanouit  au
sommet  d’une  tige  de  six  ou  sept  mètres  de  hauteur;  après
fiuoi  cette  tige  tombe  et  la  plante  meurt.  Un  hectare  de
terrain  peut  contenir  1.100  plantes;  comme  culture,  il
suffit  de  nettoyer  simplement  les  touffes  une  fois  par  an.
Nous  signalerons  en  outre  la  culture  d’un  autre  textile
du  même  genre,  lie  zapupe,  qui  pourrait  être  avantageusement ­
  exploité  non  seulement  dans  la  Sierra,  mais  particulièrement ­
  sur  les  versants  de  la  Cordillère  occidentale,
d  partir  de  1.000  mètres  d’altitude.  L’affaire  serait  d’autant ­
  plus  avantageuse,  que  ce  textile  pourrait  être  plus
facilement  exporté,  les  communications  étant  beaucoup
plus  aisées  sur  la  Costa  que  dans  la  Sierra.  Les  Indiens
du  Mexique  connaissent  le  zapupe  depuis  des  siècles,  et
ils  le  tissent;  il  n’est  connu  des  blancs  que  depuis  deux
ans.  Il  pousse  dans  l’État  de  Vera-Cruz,  et  on  a  facile-(0
  Le  propriétaire  de  i’hacienda  «  Collor  »,  près  de  Huancayo,  tire
d  importants  bénéfices  d’une  exploitation  de  maguey,  et  encore  ne  fait-il
qu'on  commerce  local.
(2)  Eau-de-vie.
            
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