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LE PÉROU ÉCONOMIQUE
de différentes mines, plantations, chemin de fer élec
trique, etc. Pendant les années 1910 et 1911 la progres
sion des capitaux fut beaucoup plus considérable.
Cependant le record sous ce rapport appartient à l’an
née 1907, au cours de laquelle on a fondé plus de quatre-
vingts entreprises minières, agricoles et industrielles, dont
l’ensemble représente un capital de 85 millions de soles.
Parmi ces sociétés, la Inca Rubber Trading Cy et la
Peruvian Mining, Smelting andRefining Cy, que nous
avons déjà citées, se sont constituées aux Etats-Unis avec
chacune un capital de dix millions de soles ; les compa
gnies électriques associées qui viennent de fusionner dis
posent d’un capital de près de 18 millions de soles. Les
différentes sociétés chargées de la construction de divers
travaux de routes et de voies ferrées, travail auquel elles
ajoutent l’exploitation d’importantes concessions territo
riales, disposent aussi de capitaux considérables.
Pendant ces deux dernières années, l’industrie péru
vienne, quoique encore dans l’enfance, s’est développée
d’une façon assez satisfaisante; le nombre des moulins et
des fabriques a augmenté de 7 à 8 pour 100 (1). Le Pérou
possède actuellement soixante-douze moulins à sucre
(ingenios) pourvus en général d’un matériel moderne et
d’alambics pour la distillation de l’alcool, qui sont dispersés
un peu partout sur le territoire péruvien; cependant, les
plus importants se trouvent sur la Costa.
Trois fabriques de chaussures à Lima.
(1) L’installation de fabriques centrales, bien outillées, pour broyer la
canne et extraire le sucre rendrait de réels services aux planteurs et
serait une bonne affaire, car la réussite est absolument assurée. Ces
moulins occupent dans les campagnes un espace très réduit. Ils broient,
raffinent, distillent l’alcool et prélèvent pour ces différentes opérations
30 à 35 pour cent sur le produit brut ; ces ingenios ou moulins achètent
aussi la canne au poids et travaillent pour leur compte.