LE PÉROU ÉCONOMIQUE 343
2.471.354 livres, soit une augmentation de 147.866 livres
sur la somme estimée.
Les débours effectués avec des crédits supplémentaires
pendant cette même année pour faire place aux dépenses
imprévues de l’administration s’élevèrent à la somme de
91.514 livres, ce qui laissa un excédent de 56.352 livres.
Ce résultat, qui prouve la prospérité économique du pays,
fit une excellente impression en pays étranger et contribua
pour beaucoup à la conclusion de contrats avantageux.
XI. — C’est donc de l’année 1905 que date le véritable
relèvement financier du Pérou, dont les troubles intérieurs
et l’instabilité gouvernementale avaient, jusqu’après 1900,
profondément ébranlé le crédit extérieur. A la fin de cette
année, en effet, le gouvernement péruvien négocia à Berlin
un emprunt de 600.000 livres péruviennes, soit 15 millions
de francs, au taux d’émission de 90 pour 100, avec
6 pour 100 d’intérêt et 2 pour 100 d’amortissement.
Cette mesure financière réhabilita le crédit péruvien
sur le marché européen, car en 1906, un emprunt de
75 millions de francs put être également opéré en Alle
magne, au taux d’émission de 92 pour 100 et 6 pour 100
d’intérêt. A la fin de 1912, la Dette Externe du Pérou
comprenait en outre ; 1° un emprunt de 1.200.000 livres
contracté avec la Société Générale et la Banque de Paris
et des Pays-Bas, à l’intérêt annuel de 5 et demi pour 100.
Un amortissement de 18.120 livres avait été lait sur cet
emprunt à la date du 30 juin 1911. 2° Un emprunt de
340.000 livres consenti par les mêmes établissements
financiers, le 5 avril 1910.
X. •— Le gouvernement péruvien s’efforce aussi d’aug
menter ses moyens de transport par mer. C’est ainsi qu’il
a favorisé la constitution d’une Compagnie péruvienne de
navigation à vapeur. Cette société qui suivant les termes