LE PÉROU ÉCONOMIQUE
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la confiance des fidèles qui ne s’en portent pas plus mal.
Ces coutumes, auxquelles on a vainement essayé de
mettre fin, sont sanctionnées par le temps. Sur le littoral et
dans les villes, les prêtres ont plus de discrétion et de
dignité, tandis que chez les Quechuas, le relâchement de
la règle est un usage établi contre lequel on ne peut
réagir, leur pseudo-christianisme étant composé de fortes
réminiscences païennes.
Les combats de coqs et surtout les corridas de taureaux
sont en grande faveur, non seulement à Lima, mais dans
tout le Pérou. Chaque ville, chaque bourg même, possède
sa Plaza de Hacho, généralement la place centrale de la
localité, où des toréadors amateurs se livrent, au grand
plaisir de tous, à leur sport favori.
VIL — Lima possède son arène qui est une des plus
grandes qui existent ; elle est à ciel ouvert et environnée
de gradins qui peuvent contenir près de 10.000 personnes,
et l’attrait dont jouissent ces corridas est si considérable
que les tribunes se garnissent en un clin d’œil.
Mais tandis qu’autrefois, comme en Espagne, ces
courses étaient entourées d’une certaine splendeur et de
tous les raffinements de l’adresse et de l’agilité, ce ne sont
plus aujourd’hui que de pâles copies, l’arène de Lima ne
pourrait être qualifiée que d’abattoir de carnaval, où les
matadores ressemblent plutôt à des bouchers. 11 n’y a là
qu’une lutte sans hardiesse entre des bêtes inoffensives et
des hommes couverts de clinquants charlatanesques.
Le cerro San Cristobal et les sommets lointains de la
Cordillère occidentale que l’on aperçoit des tribunes, for
ment à la Plaza de Hacho de Lima un décor incom
parable.
YII. — Lespeîeas de gallos (combats de coqs) sont plus
qu’une distraction, mais une véritable passion chez les