* PRINCIPES D’ÉCONOMIE POLITIQUE
ment de jouer ce rôle du jour où elles ne pourraient plus
employer leurs dépôts.
Aussi les banques n’hésitent-elles pas à faire emploi des
sommes à elles confiées. Seulement elles ont soin, pour faire
face aux demandes qui pourraient se produire, de conserver
toujours une certaine encaisse.
Aucune proportion ne peut être établie a priori entre le
montant de l’encaisse et celui des dépôts. Une banque
doit avoir une encaisse d’autant plus considérable que son
crédit est moindre, que les gros dépôts sont plus nombreux,
et elle doit surtout renforcer son encaisse au moment des
crises commerciales, à l’approche des émissions de rentes
d’Etat ou autres titres, en un mot dans toutes les circons-
tances ou elle peut prévoir que les déposants auront besoin
de leur argent (1).
Le Chèque.
Quand le déposant a besoin de retirer son argent, que fait-
il? Il peut tout simplement aller le toucher à la banque, mais
là où l’on a quelque habitude du crédit on procède autre-
ment. Le déposant se fait délivrer par la banque un carnet
de chèques, carnet à souches contenant un certain nombre
de feuilles imprimées avec les indications nécessaires et sur
lesquelles il n’aura qu’à inscrire la somme qu’il désire tou-
cher ou qu’il doit payer à un tiers. Selon le cas, il y ins-
crira le nom du destinataire ou son propre nom s’il veut le
toucher lui-même, ou même aucun nom si le chèque est au
porteur, c’est-à-dire payable à n'importe qui.
(1) Pour atténuer le risque des dépôts, la plupart des banques accordent un
intérêt plus élevé aux déposants qui acceptent de déposer leur argent pour
une certaine durée minima, six mois ou un an, voir même cinq ans.
Au jour de la déclaration de guerre le gouvernement erut devoir déeréter
un moratorium, c'est-à-dire un ajournement du remboursement. Cette
mesure destinée à prévenir une panique fût plutôt fâcheuse, ear pour sauver
tes banques ou risqua de tuer le crédit. Et d’ailleurs les banques auraient
très bienñ tenu le coup : il n’y eût pas de panique.
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