fullscreen : Rapport sur l'organisation de l'enseignement industriel en Allemagne et en Suisse

ment,  soit  des  administrations  municipales,  sous  son  approbation  et  sa  surveillance. ­
  Quoiqu’ils  ne  soient  pas  réputés  fonctionnaires  du  Gouvernement,  ils
jouissent  de  quelques-uns  des  droits  attachés  à  cette  qualité,  et  occupent  dans
la  commune  une  place  en  rapport  avec  l’importance  de  leurs  fonctions.
ils  ne  peuvent  être  destitués  qu’avec  l’agrément  du  Gouvernement.
La  loi  assure  des  secours  à  la  famille  de  l’instituteur  défunt.  11  existe,  en
outre,  des  caisses  de  retraite  et  de  pensions  auxquelles  l’instituteur  est  libre  de
souscrire.
Dépenses  des  écoles.  —  Le  Gouvernement,  et  les  communes  défrayent  les
écoles.  L’Etat  se  charge  des  écoles  normales  d’instituteurs.  Il  entretient,  en
outre,  plusieurs  écoles  primaires  supérieures  et  des  écoles  bourgeoises  qui  desservent ­
  un  rayon  plus  étendu,  et  plusieurs  institutions  d’aveugles  et  de  sourdsmuets.
  Pour  la  fondation  d’écoles  primaires  nouvelles  il  donne  des  subventions,
si  les  communes  en  ont  besoin.  Les  écoles  primaires  sont,  d’après  la  loi,  des
écoles  obligatoires,  et  considérées  comme  des  établissements  de  la  commune;
sous  le  rapport  religieux,  elles  dépendent  de  la  communauté  religieuse.
Une  des  grandes  ressources  de  l’école  est  le  patronage  qui,  généralement,
est  déféré  à  l’un  des  grands  propriétaires  fonciers,  lequel  l’exerce  d’ordinaire ­
  en  vertu  de  contrats  et  de  donations.  Ces  patronages  sont  attachés t
d’ordinaire,  à  des  biens  d’Etat,  de  particuliers,  à  des  dotations  religieuses  ou
à  des  fonds  d’église.  Enfin  les  écoles  trouvent  encore  une  ressource  dans  la
rétribution  des  enfants  des  familles  aisées.  Les  pauvres  ne  payent  rien,  et  il  n’y
a  pas  d’écoles  spéciales  de  pauvres.  Le  prix  de  l’enseignement  varie,  suivant
la  classe  des  écoles  et  le  degré  d’avancement,  de  i  à  k  florins  (2  fr.  1  o  cent,
à  8  fr.  ko  cent.)  par  an,  et  même  au  delà.
Inspection  et  direction  des  écoles  primaires.  —  La  surveillance  et  la  direction  de
chaque  école  primaire  inférieure  est  confiée  au  directeur  spirituel  (  Seelsonjer  )  de
l’établissement  et  à  un  membre  de  la  commune.  Dans  les  écoles  évangéliques,
c’est  le  conseil  pres  by  té  ral.  Chaque  école  primaire  supérieure  a  un  directeur
qui  fait  partie  du  corps  enseignant  de  l’établissement.
Pour  la  surveillance  générale,  les  écoles  primaires  sont  réparties  en  districts, ­
  dans  chacun  desquels  un  ecclésiastique  (  recteur  ou  senior)  est  chargé'de
ce  qui  est  relatif  à  l’enseignement,  et.  le  chef  administratif  du  district  (Bezirkshehörde)
  de  ce  qui  concerne  les  mesures  d’ordre  et  d’administration  de  ces  établissements. ­

Le  senior  ou  recteur  relève  de  1  Ordinariat  (Saperintendenz),  et  du  chef  administratif ­
  de  l’autorité  provinciale,  qui  a,  sous  son  autorité,  la  surveillance  intérieure ­
  et  extérieure  de  toutes  les  écoles  primaires,  et  se  met  en  rapport  avec
N-
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.