«2 o 17 décembre 1 86 1. Le conseil royal des écoles provinciales fait connaître
«l’ordonnance qui sera en vigueur au i er janvier 1862 et, relative au mode
«à suivre pour compléter le cadre des officiers de l’armée. »
Au paragraphe 3 de cette ordonnance il est dit : « que, pour éviter l’affiu-
«ence des jeunes gens incomplètement préparés aux examens, l’admission à ces
«examens ne sera accordée qu’à ceux qui seront munis d’un certificat d’admis-
« sibililé aux premières classes d’un gymnase prussien ou d’une école réelle de
« premier ordre. »
Parmi les anciennes ordonnances relatives aux écoles réelles de premier
ordre, on rappellera les suivantes : < i° Les élèves qui sortent de ces écoles avec
« un certificat de maturité sont admis à suivre les études nécessaires aux services
« des bâtiments civils et à celui des mines.
«Si, en vue d’obtenir de l’avancement dans l’armée, ils veulent s’y engager,
«ils sont dispensés de subir l’examen pour le grade de porte-enseigne.
« Ils sont également admissibles à l’école forestière de Neustadt ou à l’ins-
« titut polytechnique. »
Les autres dispositions sont relatives à l’admissibilité dans les emplois civils
ou aux études des diverses écoles publiques.
Observations. — Au sujet de la réduction du service militaire de trois années
à une seule, accordée aux élèves de la deuxième classe des écoles réelles supé
rieures , il y lieu de faire remarquer qu’elle crée pour les classes riches, qui peu
vent faire donner de l’éducation à leurs enfants, un privilège considérable,
puisque par le fait seul de cette facilité que donne l’aisance, les familles se trou
vent à la fois avoir donné à leurs enfants le bienfait de l’éducation et les avoir
dispensés de la plus grande partie du service militaire obligatoire pour tout
citoyen. Enfin, cette exemption prive l’armée d’un très-grand nombre de jeunes
soldats qui eussent été une pépinière précieuse d’officiers. Si la mesure est une
faveur accordée à l’instruction, elle nous paraît peu équitable et contraire aux
intérêts de l’armée.
DES GYMNASES.
Ces établissements, analogues à nos institutions d’enseignement secondaire,
ont pour objet l’enseignement classique littéraire des humanités. •
Les principes religieux, la langue allemande, le français, le latin, l’hébreu,
I histoire, la géographie, les mathématiques élémentaires, la physique, la
chimie, le chant et la gymnastique forment l’ensemble des études. L’on remar
quera que le dessin n’y est pas compris.
Les élèves qu’on y reçoit se destinent pour la plupart à suivre plus tard les