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merciales, pour lesquelles la connaissance des sciences, et surtout celle des
langues vivantes, devient de plus en plus nécessaire. Mais il nous paraîtrait
complètement injuste d’attribuer à cet enseignement une tendance quelconque
vers les idées matérialistes et révolutionnaires. Là n’est pas la cause du mal
moral qui tourmente et inquiète l’Allemagne.
GYMNASES REELS.
En Bavière, les études littéraires et scientifiques d’ordre secondaire sont
réparties ^ entre des établissements désignés sous le nom de Gymnases com
plets, comprenant les études d’bumanités, et de Gymnases réels, plus spéciale
ment destinés à la préparation aux services publics et aux études industrielles.
Les élèves entrent dans ces deux sortes d’établissements après quatre années
d’études dans des écoles dites écoles latines, et passent ensuite quatre ans dans
l’un ou dans l’autre gymnase.
Celui qui porte le nom de gymnase réel continue, pendant les quatre années
d’études, celles de la religion, de l’allemand, du latin, de l’histoire, de la géo
graphie, de l’histoire naturelle, des sciences mathématiques élémentaires et
même les notions de calcul différentiel, de la physique, des langues française et
anglaise, ce qui constitue un enseignement tout à fait analogue à celui de la
division scientifique de nos lycées, et destiné aussi à préparer aux écoles scien
tifiques d’ordre supérieur. Les études littéraires occupent, par semaine, 5o heu
res; les sciences, 24 ; le dessin, 2/1; les sciences naturelles, 1 Zi ; la religion, 8.
Dans cette organisation, sur laquelle nous donnons des détails plus complets
dans le rapport spécial à la Bavière, l’on voit que c’est à l’âge de 11\ ans que
les jeunes gens se dirigent nettement vers les études littéraires proprement
dites ou vers les études scientifiques, ce qui est presque identiquement le plan
d’études adopté pour les lycées de France, en i852.
Les gymnases réels de Bavière offrent donc la plus grande analogie avec les
écoles réelles réelles de Prusse et avec la division scientifique de nos lycées.
Nous ne croyons pas devoir entrer dans de plus longs détails sur le véritable
caractère des écoles réelles d’Allemagne. L’on trouvera, d’ailleurs, dans les
rapports particuliers relatifs à chacun des États que nous avons visités, les ren
seignements relatifs à leurs institutions propres.
DES INSTITUTS POLYTECHNIQUES.
Si les diverses institutions destinées à l’enseignement commercial ou indus-
(') Voir le rapport sur la Bavière.