Full text : Rapport sur l'organisation de l'enseignement industriel en Allemagne et en Suisse

—  34

MÉTHODE  D’ENSEIGNEMENT  Dl  DESSIN.
Ajoutons,  comme  fait  général,  que  dans  tous  ces  enseignements  techniques,
quels  qu’ils  soient,  le  dessin  A  main  levée  et  le  dessin  linéaire  occupent  a  bon
droit  une  très-large  place,  qu’ils  y  servent  de  moyen  d’enseignement,  en  faisant
pénétrer  par  les  yeux  bien  des  notions  auxquelles  [intelligence  seule  se  montrerait ­
  peut-être  un  peu  rebelle.  Quant  aux  méthodes  suivies  pour  cet  enseignement ­
  spécial,  celles  qui,  sans  exception,  depuis  la  haute  école  de  Nuremberg ­
  jusqu’aux  plus  modestes  classes  des  villages  de  Wurtemberg,  a  toujours
et  partout  donné  les  meilleurs  résultats,  est  la  méthode  proposée  par  feu
M.  Dupuis,  et  qui  a  trop  été  perdue  de  vue  en  France.  Elle  consiste,  comme
on  sait,  à  faire,  soit  immédiatement,  soit  après  quelques  premiers  essais  faits
d’après  des  dessins  modèles  pour  délier  la  main  et  l’habituer  à  opérer  d’accord
avec  l’œil,  dessiner  les  élèves  d’après  des  objets  en  relief,  d’abord  fort  simples,
puis  combinés,  variés  de  positions,  en  s’élevant  graduellement  par  des  modèles
d’ornements  en  relief  jusqu’au  dessin  d’après  la  bosse  et  d'après  nature.  Modifiée
dans  quelques  détails,  on  la  retrouve  dans  presque  toutes  les  écoles  d’Allemagne.
Persuadés  comme  nous  le  sommes  qu’une  des  premières  et  des  plus  importantes
mesures  à  prendre  pour  organiser  l’enseignement  industriel  consiste  à  propager
partout  celui  du  dessin,  nous  croyens,  dès  à  présent,  devoir  signaler  à  [attention ­
  le  choix  de  cette  méthode.
CO  O  R  DIN  A  T  ION  GE  N  ER  ALE.
Le  caractère  dominant  des  institutions  allemandes  pour  [instruction  nationale,
c’est  l’ensemble,  la  coordination  de  tous  les  établissements  qui,  depuis  l’école
primaire  jusqu’aux  facultés  de  l’ordre  le  plus  élevé  dans  les  universités,  offrent
aux  différentes  catégories  de  citoyens  la  série  des  degrés  d  instruction  qu’ils
peuvent  avoir  le  besoin  ou  la  capacité  d’acquérir.  Les  représentations  de  cette
coordination  des  enseignements,  que  nous  donnons  dans  les  rapports  sur  la
Bavière  et  sur  l’Autriche,  la  rendent  parfaitement  intelligible  à  simple  vue.  A  sa
sortie  de  l’école  primaire,  l’enfant  pauvre  peut  achever  cette  première  partie  de
son  éducation  dans  les  écoles  du  dimanche,  dans  les  écoles  bourgeoises  ou  écoles
primaires  supérieures.  Il  entre  ensuite  en  apprentissage.  Si  sa  famille  a  plus  de
ressources,  il  passe  aux  écoles  littéraires  de  deux  ordres,  selon  sa  destination,  et
il  atteint  ainsi  l’âge  de  11\  ans,  soit  avec  une  préparation  littéraire  qui  lui  permet
d’aborder  les  études  d’humanités,  et  de  là  les  universités  et  les  facultés  qui  en
dépendent,  soit  avec  une  préparation  littéraire  et  scientifique  à  l’aide  de  laquelle
il  peut  se  livrer  à  des  études  plus  élevées  et  ensuite  aux  applications  techniques.
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.