no LE PROBLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
toujours des capitaux pour améliorer et au(jmeuter leurs
flottes. C’est là uii point essentiel à retenir.
(( A côté de la marine marchande britannique, il y en a
d’autres contre lesquelles nous avons à lutter, et, en premier
lieu, nous citerons la marine allemande.
« La prospérité de celle-ci, facile à expliquer, est la ré
sultante de l’accroissement prodiqieux de la nation qerma-
nique, (pii déborde sur toutes les parties du monde, et du
développement énorme de l’industrie et du commerce alle
mands.
« Tandis que les navires britanniques ne se contentent pas
de l’aliment fourni par le commerce national et servent de
transporteurs à toutes les nations du globe, les navires alle
mands desservent surtout les besoins du commerce alle
mand.
« Néanmoins, leurs grands paquebots en quittant Brème
ou Hambourg trouvent tout avantage à faire escale dans les
ports français de la Manche... »
Les armateurs se sont ensuite efforcés, à l’aide de chiffres
et de documents, de démontrer que, de la loi libérale de i88i
et de la loi ultra-protectionniste de i8gd, la première seule
était sage et prévoyante, puisqu’elle avait accru en peu de
temps la valeur de la flotte marchande française tout en ne
diminuant pas le chiffre des constructions navales confiées
à l’industrie nationale.
Les armateurs ont conclu sur ce premier point en deman
dant comme principal remède aux souffrances de leur indus
trie :
« 1° Que l’Etat accorde une prime à tous les navires fran
çais sans distinction, quel que soit le pays dans lequel ils
.ont été construits, tout en admettant, conformément à la loi
de i88i, que cette prime soit double pour les navires cons
truits en France ;