(i) Annexe au procès-verbal de la séance du ï« mars 1901.
146 LE PROBLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
navires anglais venus de Cardiff se rendent à vide à Bilbao
pour y prendre des minerais.
Mais le mal n’est pas sans remède ; Nantes peut légitime
ment espérer fournir aux flottes futures des cargaisons con
sidérables, lorsque le projet de la « Loire navigable » sera
devenu une réalité.
Les premières études officielles de la « Loire navigable »
remontent à 189G. Un avant-projet de canal latéral de Briare
à Nantes, qui prévoyait une dépense de 120 millions, fut
écarté comme trop onéreux et comme ne donnant qu’une
demi-satisfaction aux intéressés, qui réclamaient l’améliora
tion de la Loire elle-même par la voie de régularisation du
lit (avril 1897).
Conformément au programme tracé par une commission
spéciale cpii s’est inspirée des travaux exécutés sur le Rhône,
les ingénieurs ont été invités (février 1900) à étudier l’avant-
projet d’amélioration sur place d’une première section de la
Loire comprise entre l’embouchure du Maine et Nantes, sur
une longueur de 84 kilomètres.
Les travaux consisteraient dans la création d’un mouil
lage de i™,2o, obtenu par la concentration des eaux dans
un lit mineur au moyen d’une série de digues basses et
d’épis noyés. La dépense est évaluée à i4 millions de francs,
somme sur laquelle les quatre départements de la Loire-
Inférieure, de Maine-et-Loire, de la Sarthe et de la Mayenne
fournissent 7 millions. Le projet de loi récemment déposé
sur le bureau de la Chambre par M, Pierre Baudin, ministre
des travaux publics, et soutenu dans le remarquable rap
port de M. Rabier, député, met la différence — soit 7 mil
lions — à la charge de l’État (*).
La « Loire navigable » se fera certainement. Nantes et la