lC8 LE PROHLÈ.AIE DE LA MARINE MARCHANDE.
pour la marine marchande. Des]ian()ars nouveaux sont pro
jetés ; sur les six cales ipii restent, trois seront consacrées
aux types commerciaux. Quant aux ateliers de mécanique,
le travail courant, commandé par l’Etat ou par la Compagnie
transatlantique pour l’entretien de sa Hotte, est, m’ai'firmait
M. Laimes, insui'iisant pour les alimenter. La construction
des machines de steamers commerciaux, loin d’être une
gêne pour eux, devient une nécessité.
Un contremaître que M. Lanues interrogeait devant moi
nous disait qu’au bout de six mois de mise en train, les
ateliers pourraient livrer mensuellement, sans difiicultés,
une machine de 1,200 chevaux de force pour cargo-boat.
Reste la question du prix de revient à l’armateur et du
délai : M. Lanues les a fixés d’une manière approximative
en me disant que ses chantiers sont en mesure de fournir,
moyennant une somme de 1,700,000 à 1,800,000 fr. et un
délai d’un an, un cargo-boat portant 6,000 tonnes en lourd.
LES ATELIERS ET CHANTIERS DE LA LOIRE.
Les Ateliers et Chantiers de la Loire, voisins de ceux de
la Transatlantique, sont dirigés depuis dix-huit ans par un
ingénieur de haute valeur, doublé d’un homme fort courtois,
M. Guichard.
Au jour de ma visite, le chiffre exact des ouvriers em
ployés était de 2,078, parmi lesquels :
219 ajusteurs-mécaniciens ;
11 électriciens ;
G/j chaudronniers en cuivre;
G19 charpentiers-tôliers ;
582 riveurs;
plus les manœuvres.
Les chantiers sont en ¡)leine activité, leurs six cales, occu-