LA BELGIQUE INDUSTRIELLE 25
des céréales avait constamment haussé. Quetelet établit
dans son Annuaire de l’Observatoire de Bruxelles pour
l’an 1834 » les chiffres suivants (1) :
Froment
Seigle
Orge
Avoine
Fl.
s.
Fl.
s.
Fl.
s.
Fl.
s.
1730
2
8
1
15
1
8
19
1740
3
1
1
19
1
15
1
3
1750
2
12
1
17
1
12
1
2
Moyenne de 3 périodes
2
14
1
17
1
12
1
1
1760
3
2
2
1
1
13
1
4
1770
3
8
2
4
1
19
1
6
1780
3
12
2
10
2
6
1
9
Moyenne de 3 périodes
3
7
2
5
1
19
1
6
Les récits des voyageurs constatent le bien-être de la
population agricole. « Les villages que nous avons
trouvés, écrit un d’eux, sur la route (entre Liège et
Bruxelles) sont assez agréables. On y remarque cepen
dant plusieurs cabanes faites de torchis ; mais elles sont
vastes et leur intérieur est très propre. La plupart des
métairies sont bâties entièrement en briques » (2).
Dans le Brabant, il n’est pas rare, nous raconte un
autre voyageur, « de voir un habitant des campagnes
donner à ses filles eu mariage 30 à 40 mille livres de
France, en même temps qu’il fait élever un ou deux
de ses fils pour les arts ou pour les sciences ; il place
(1) E. Perrot : De l’industrie et du commerce eu Belgique et en
particulier de l’industrie cotonnière. Bruxelles, 1835, p. 50.
(2) G. Forster : Voyage philosophique et pittoresque sur les rives du
Rhin, à Liège, dans la Flandre, le Brabant, la Hollande, etc. fait en
1790. Traduit de l’allemand. Paris, 1795, v. I. p. 337.