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LE PÉROU ÉCONOMIQUE
200.000 livres par an. A la suite de cet emprunt, le con
grès de la république vient d’autoriser la prolongation
des lignes suivantes :
Prolongation de la ligne Pacasmayo à la Vina; de Si-
cuani à Cuzco ; continuation de la ligne Oroya-Huancayo
à Cuzco ainsi que celle de Moquegua; union des lignes
Mollendo et Arequipa à Ilo ; prolongation de la ligne de
la Oroya au Pichis (via centrale). Nous avons signalé
plus haut le projet concernant la construction d’une ligne
entre Païta et le Haut-Amazone, pour laquelle le gouver
nement fera des concessions de terrain.
L’Etat péruvien avait antérieurement passé un contrat
pour la construction et l’exploitation d’un chemin de fer à
voie normale de 1 m. 44 de Lima à Pisco. Par ce contrat,
le gouvernement cède gratuitement au concessionnaire
les terrains publics nécessaires à l’établissement de la
ligne, de ses embranchements, des gares et de toutes les
dépendances. Il lui accorde en plus la propriété de
500 mètres de terrain de l’Etat, de chaque côté de l’axe
de la voie ; il lui concède encore la propriété de 2.500 hec
tares de terrains en cinq lots distants de cinq kilomètres
au moins ; il s’engage en outre à payer au concession
naire cinquante subventions semestrielles de 10.000 livres
sterling chacune, la première devant être versée aussitôt
que sera terminée la construction des 15 premiers kilo
mètres.
VI. — La distance de Lima à Pisco est de 240 kilo
mètres environ, et le coût de la voie et du matériel rou
lant est évalué à 2.500 livres pqr kilomètre (devis du gou
vernement). Conformément à la loi du 30 mars 1904, le
gouvernement dispose annuellement, soit pour la cons
truction des chemins de fer, soit pour la garantie adonner
aux constructeurs : en 1905, de 150.000 livres et les an-