Full text : Le Pérou économique

LE  PÉROU  ÉCONOMIQUE

et  le  Gerro  de  Pasco,  de  magnifiques  brebis  et  de  superbes
béliers,  8.000  bêtes  en  tout,  qui  après  la  période  d’essai
donnèrent  également  d’excellents  résultats  financiers;
l’intelligente  initiative  des  capitalistes  anglais  et  péruviens
recevait  ainsi  sa  récompense.
XII.  —  L’élevage  des  brebis  ne  se  fait  guère  au  Pérou
que  pour  la  laine  ;  il  y  aurait,  ce  nous  semble,  grand
avantage,  de  viser  à  l’engraissement  du  mouton  et  à
l’alimentation  du  marché  de  Lima.  Malheureusement,  pour
les  éleveurs,  la  question  du  transport  n’est  pas  tout  à  fait
résolue,  et  elle  est  d’une  grande  importance  ;  il  est  très
coûteux  et  assez  dangereux  d’envoyer,  par  exemple,  des
moutons  de  la  Oroya  à  Lima  par  chemin  de  fer.  On  est
°hligé  de  les  amener  le  plus  souvent  au  marché  de  la  capitale ­
  par  petites  étapes  et  à  travers  des  contrées  où  ils  ne
trouvent  pas  la  nourriture  suffisante  à  leur  subsistance  ;
ces  bêtes  maigrissent  donc  considérablement  en  cours  de
route,  et  de  plus  les  troupeaux  laissent  toujours  un  certain
nombre  d’animaux  dans  les  précipices  du  chemin.
L’idéal,  pour  l’éleveur,  serait  de  s’établir  aune  distance
relativement  faible  de  la  côte  et  d’un  port,  de  ne  pas  avoir
des  plaines  immenses  et  arides  qui  l’en  séparent,  de  cette
façon,  il  pourrait  emmener  ses  moutons  prêts  pour  l’abatfoir
  sans  qu’ils  perdent  de  leur  poids.  D’après  les  renseignements ­
  qui  nous  ont  été  donnés,  ce  territoire  idéal
d  élevage  pourrait  se  trouver  dans  le  Nord-Ouest  du
Pérou,  non  loin  de  Tumbes.
XIII.  —  Dans  la  Sierra,  avec  les  méthodes  actuelles
d’élevage,  la  mortalité  annuelle,  dans  les  troupeaux  de
bêtes  à  cornes,  est  d’environ  10  pour  100  du  capital,  elle
peut  s’élever  à  20  et  25  pour  100  chez  les  nouveau-nés.
Les  éleveurs  péruviens  et  leurs  pâtres  ne  savent  guère
porter  remède  aux  maladies  du  bétail.  Les  éleveurs  et  les
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.