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Des écoles primaires doivent être établies partout où l’on en sentira le besoin.
Déjà une très-grande partie de l’empire est complètement pourvue sous ce rap
port; et dans d’autres parties, l’est et le sud surtout, on se propose d’établir
d’autres écoles, de manière à pouvoir rendre l’instruction réellement obligatoire.
Les écoles primaires supérieures contiennent et complètent les écoles infé
rieures; elles enseignent une deuxième langue de l’empire ; en quelques lieux
une troisième et le dessin. Elles sont les écoles préparatoires pour les écoles
moyennes.
Il existe, en général, dans les villes de plus de 3ooo âmes, des écoles de ce
genre, sans que leur fréquentation soit cependant obligatoire.
L’école bourgeoise (Bürgerschule) complète se compose de l’école primaire
et de deux et fréquemment de trois classes réelles pour les matières dont la
connaissance est nécessaire pour les petites industries des villes et des campagnes.
Ces classes réelles sont organisées comme les classes inférieures des écoles réelles
{heals ch alen) et se rapprochent pour ce motif beaucoup des écoles moyennes,
dont elles se distinguent cependant parce qu’elles donnent un enseignement
moins scientifique et ont principalement en vue les applications usuelles,
attendu que la majorité des élèves termine ses études au sortir de l’école bour
geoise [Bürgerschule] et passe dans la vie pratique.
C’est par ce motif que le gouvernement permet d’organiser différemment ces
classes réelles dans les écoles bourgeoises [Bürgerschulen), d’après les besoins
particuliers de l’industrie de la localité, et d’y ajouter même plusieurs années
d’enseignement industriel, dans une direction spéciale. Ces écoles bourgeoises
existent en général dans les villes de plus do 6 à 7000 âmes, et sans que leur
fréquentation puisse être obligatoire.
ÉCOLES SUPÉRIEURES POUR LES FILLES.
Sous ce titre [Hauptschulen) il existe en Autriche quelques écoles où l’on per
fectionne l’instruction que les garçons et les filles ont reçue à l’école primaire.
On y continue l’enseignement religieux, celui de la langue allemande, de la lec
ture, de l’écriture et du calcul, en y joignant des notions d’histoire, de géogra
phie, d’histoire naturelle, des éléments de dessin et du chant.
Ces écoles comprennent trois classes et peuvent préparer les enfants a entrer
dans les positions inférieures du commerce ou à l’admission aux écoles reelles.
La seule instruction spéciale qui y soit donnée aux lilies consiste dans les tra
vaux ordinaires d’aiguille.
11 serait à désirer que celles de ces écoles, qui, comme I école évangélique
de Vienne, sont annexées à des écoles réelles, profitassent davantage pour les