A. RÆDER
tion 1 montre que les juges ont rempli leur mission ; certains points
en désaccord furent tranchés par une transaction, d’autres furent jugés
par eux. 2 A cette occasion, l’Assemblée populaire d’Athènes adressa
un décret de remerciements aux juges, et vota pour chacun d’eux,
une couronne d’or.
Les juges étaient au moins trois ; on ne sait pas sur quoi por
taient les différents points en discussion. Il est difficile de savoir,
si cet accord portait sur des difficultés entre les deux puissances ou
entre des citoyens des deux puissances ; dans ce dernier cas, il ne
devrait pas avoir place ici. Cette question sera discutée plus loin
en détail.
2. Ce traité entre Athènes et la Ligue béotienne paraît avoir eu une
assez longue durée ; on a en effet une inscription 3 qui montre que les
deux puissances, plus tard aussi, firent régler leurs rapports de la même
manière, et cette fois aussi avec des arbitres de Lamia. Cette der
nière application se place vers l’an 200, la première peu après l’an 250.
XXXIX.
La Ligue Béotienne Juge entre COPÉE & AKRAIPHIAS.
III e SIÈCLE.
Une inscription 4 parle d’un différend de frontière entre les deux
villes béotiennes Copée et Akraiphias. Il a en effet été trouvé une
borne entre les deux villes en question, où il est dit que la fron
tière a été fixée par « les Béotiens ». 5
Par ce mot, « les Béotiens » on veut désigner la Ligue Béotienne.
Celle-ci aurait donc fonctionné comme juge à cette occasion. La
Ligue avait en effet son propre tribunal fédéral, composé d’en-
à part. Et plus tard, quand le besoin se fit sentir, les parties s’en servirent, et
s’en rapportant à ses clauses, se mirent d’accord pour faire nommer par Lamia le
tribunal d arbitrage.
Inscr. Gr. II, 5, n° 308 b. Dittenberger, S 2 n° 228. — 2 tùç pèv ôiéXuoav tùç
8’ëxptvav btxaicoç. _ » Inscr. Gr. II, 5, n° 373 h. - 4 Inscr. Gr. VII 2792. Bull,
d. cor. hell. XIII, p. 407. — 5 "Opta Kctmqcov tcot ’Axpucpeîaç ópnrávTan Boicorrâv.
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