LE PÉROU ÉCONOMIQUE
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groupement comprend près de 300 Indiens de travail ; le
fait que trois ou quatre commis sont suffisants pour diriger
et gouverner de 600 à 1000 hommes prouve en faveur de
la docilité et du caractère soumis de ces Indiens.
L’entreprise Larranaga et C ie s’est efforcée d’obliger les
Indiens à se vêtir et leur a appris à extraire le caoutchouc
dans la Montana, elle s’efforce surtout de créer à ces primitifs
des nécessités, afin qu’ils prennent envie de différentes
choses, de façon à ce qu’ils apprennent à travailler
pour les obtenir. D’après les livres de cette entreprise,
celle-ci a environ 8.000 Indiens à son service, ne donnant
il est vrai qu’un travail intermittent, mais entraînant peu
de frais. Chaque Indien ne demande comme avance
{SLviamento) que divers objets d’une valeur insignifiante,
quelques-uns demandent des fusils, de la poudre, des
munitions, des capsules, des haches, des machetes, mais
surtout des perles de couleurs, ornements très appréciés
par les Indiennes de cette région.
Tous ces Indiens sont bons chasseurs et habilespêcheurs.
Pour se défendre de leurs ennemis, ils construisent, dans
les sentiers et pistes conduisant à leurs habitations, des
pièges, particulièrement des fosses recouvertes de branchages
et de terre, au fond desquelles ils ont disposé des
lances empoisonnées.
La zone habitée par ces sauvages est très saine et
composée de terres fertiles, riches en heveas.
XIV. — Les Piros sont les Indiens les mieux faits et
les plus alertes de l’Ucayali, ils sont en général gais et
communicatifs, et très commerçants. Ils font preuve, lorsqu’ils
le veulent, d’une grande habileté pour tous les trav
aux, surtout en ce qui concerne la navigation.
Les Piros aiment leur liberté par-dessus tout, et ne
peuvent supporter une servitude prolongée, ce à quoi