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libres soit dépourvue de sévérité. Elle est exercée, quant à l’exactitude et aux
travaux, par des professeurs, et, quant à la conduite extérieure, par les direc
teurs, qui ont à leur disposition des moyens gradués de répression.
L’admonestation particulière, la réprimande devant le conseil des profes
seurs, la prison, la menace du renvoi et finalement l’expulsion, sont des peines
graduées et appliquées réellement.
Sans doute un certain nombre d’élèves se détournent de la bonne voie ,
mais ceux qui y persévèrent ont acquis par cela seul, dès leur jeune âge, une
force morale qui leur permet de s’introduire de bonne heure dans la vie
publique, sans courir les dangers de la transition brusque de la vie claustrale
des lycées et des collèges, à l’émancipation des écoles publiques. Ils sont deve
nus des hommes.
OBSERVATIONS SUR LE DEGRE D’ELEVATION DES ETUDES THEORIQUES.
Nous avons dit plus haut que les études mathématiques dans ces instituts
étaient d’un ordre très-élevé. Il est cependant bon de faire remarquer que
celles qui correspondent à la première période que nous venons d’indiquer
sont presque partout plus élémentaires et par conséquent accessibles aux
élèves qui ne se destinent qu’aux positions secondaires de chaque branche
spéciale ou technique.
Mais il n’en est pas de même pour les dernières années d’études, et tout en
rendant hommage au savoir et au dévouement des professeurs, nous croyons
pouvoir dire qu’en général, dans ces établissements, l’on donne â l’élude et â
l’emploi des mathématiques transcendantes un développement plus grand
qu’il n’est nécessaire.
L’on voit trop souvent, dans les programmes, des leçons consacrées au calcul
des probabilités, au calcul des variations, dont les élèves ne feront certaine
ment jamais usage, et qui leur prennent un temps précieux. L’emploi du cal
cul différentiel et du calcul intégral est également poussé trop loin. En effet,
s’il est bon cl utile qu’un ingénieur soit familiarisé avec l’esprit de ces méthodes
de calcul, il n’est pas aussi nécessaire de donner à cette élude tant de déve
loppement pour enseigner des théories de sciences appliquées, que l’on peut
exposer tout aussi rigoureusement par des méthodes élémentaires plus faciles
à saisir.
Il est plus que probable que c’est cette exagération des considérations délicates
des théories mathématiques qui empêche un grand nombre d’élèves d’achever,
comme ils 1 auraient peut-être désiré, le cours entier des études techniques.
Il serait sans doute plus sage de réserver pour une division spéciale, libre,