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L'INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
ment bien situés, formés de logements sains, bien bâtis,
confortables, d’un prix très modique et destinés à loger
les ouvriers et petits employés. On estime en Allemagne
que l’influence d’un logis convenable, sain, agréable est
énorme sur la santé, la moralité et la sobriété des ou
vriers. Il est de règle que tout logement ait la jouissance
d’un jardin. Dans l’immence colonie d’Ostheim, à Stutt
gart qui située sur une hauteur, au grand air et au
grand soleil, abrite actuellement près de mille familles,
ouvriers et petits employés, chaque logement a la jouis
sance d’un coin de jardin, à de très rares exceptions
près. Il en est de même à Ulm, où les jardins affectés
aux logements de deux et trois pièces plus une cuisine,
ont une surface de 40 à 50 mètres carrés.
Dans la construction de beaucoup de maisons de fa
mille construites par les établissements cotonniers, on
s’est préoccupé — même dans les modèles de maisons
comprenant quatre logements — de donner à chaque lo
gement son entrée particulière ; certaines maisons de
huit logements sont même ainsi disposées. Cet arrange
ment est extrêmement apprécié par les occupants, et il
paraît qu’au point de vue de la paix et de l’ordre cette
disposition a d’excellents résultats.
A Augsbourg, où les établissements cotonniers occupent
les faubourgs, un logement de deux chambres et cuisine
avec grenier, hangar et jardin, se loue de 75 à 84 marks,
soit de 93 à 104 francs par an. Les logements de deux
chambres et cuisine occupent une surface de 34 à 60
mèli es carrés ; ceux de trois chambres et cuisine comptent
de 40 à 88 mètres carrés. Ceux de trois chambres et cui
sine, avec jardin, toujours, se paient de 88 à 124 marks,
soit 110 à 154 francs.
Le recoid du bon marché paraît exister — en fait de
logements dans une vallée du Wurtemberg où trois